La République démocratique du Congo (RDC) a présenté les contrôles et les quotas d’exportation du cobalt comme des mesures destinées à lutter contre la volatilité des prix, à réduire l’offre excédentaire et à soutenir les cours mondiaux. Introduite après la suspension des exportations en 2025, cette politique vise également à renforcer le pouvoir de négociation du pays sur le marché international et à encourager la transformation locale du cobalt afin d’accroître la valeur ajoutée produite sur le territoire national.
Toutefois, la hausse des prix du cobalt pourrait entraîner des conséquences sur le marché mondial, notamment en accélérant le recours à des technologies de batteries moins dépendantes de ce métal, telles que les batteries lithium-fer-phosphate (LFP). La concurrence internationale et les évolutions technologiques pourraient ainsi limiter les effets attendus des quotas à long terme. Dans ce contexte, la maîtrise de l’offre et le soutien des prix doivent s’accompagner d’une stratégie tenant compte des mutations du secteur des batteries et de la demande mondiale.
Enfin, les experts soulignent que l’augmentation des prix ne suffit pas, à elle seule, à garantir un développement durable. La réussite de cette politique dépendra également de la fiabilité des données, du suivi du marché, de la prévisibilité des règles commerciales et du développement de la transformation locale. La RDC devra aussi diversifier son économie en investissant dans les infrastructures, l’agriculture, les services et le renforcement des compétences. Ainsi, l’efficacité du système de quotas devra être mesurée non seulement à travers son impact sur les prix du cobalt, mais surtout par sa contribution à l’industrialisation et à la transformation structurelle de l’économie nationale.
Cellcom SG/COMEXT
